VOUS ÊTES ICI :>>Réinsérer professionnellement les anciens combattants et victimes de guerre

Réinsérer professionnellement les anciens combattants et victimes de guerre

L’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG) a fait appel à l’Afpa pour baliser les parcours de réinsertion professionnelle de ses ressortissants.

L’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) né en 1916, durant la première guerre mondiale, est un établissement public qui a pour mission d’accompagner tous les combattants et victimes de conflits, leurs ayants droits ainsi que, désormais, les victimes d’attentats terroristes.

Mémoire, reconnaissance et réparation sont au cœur de son action de même que la solidarité envers ses ressortissants. « C’est dans ce dernier cadre que nous développons une politique sociale pour venir en aide à nos ressortissants et les actions liées à l’insertion professionnelle en font partie intégrante. Jusqu’en 2016, cette aide prenait le plus souvent la forme d’aide au financement de formations professionnelles mais force était de constater que trop souvent nos ressortissants s’orientaient vers des formations sans avoir de véritable projet professionnel et manquaient cruellement d’un accompagnement dans leur recherche d’emploi » explique le général Jean Paul Martial chargé de mission auprès de la directrice générale de l’ONACVG. Bien conscient que l’insertion professionnelle n’est pas son cœur de métier mais désireux d’aller plus loin que l’octroi d’une simple aide financière dans l’accompagnement de ses ressortissants, l’établissement public a décidé de faire appel depuis décembre 2016 à l’expertise de l’Afpa en matière d’insertion de publics fragilisés. « Nous proposons à l’ONACVG quatre modules d’accompagnement : élaboration du projet professionnel, acquisition de techniques de recherches d’emploi, mise en relation avec une entreprise ou un employeur public et enfin élaboration d’un projet de création d’entreprise, détaille Raphaële Leymonie, responsable de ce projet au sein du pole transitions professionnelles de l’Afpa. Ces modules ont une durée variable de 1 à 3 mois, car ils sont conçus pour s’adapter à chaque profil. L’individu étant au cœur de l’accompagnement nous devons adapter notre action à chaque parcours. »

Il s’agit de construire un véritable projet individualisé d’insertion, adapté à chaque situation personnelle et qui s’appuie sur des entretiens individuels avec des consultants Afpa. Cette démarche est essentielle car cet accompagnement s’adresse à un public fragile. « Nos ressortissants ont pu connaître de grandes difficultés et les freins à l’emploi sont nombreux qu’ils soient physiques (blessures, handicap) ou psychologiques (stress post traumatique), avertit le général Martial. Nous voulons les aider à recenser leurs compétences et à construire leur projet professionnel. Dans un tel contexte, pouvoir être accompagné par des experts du travail a été un élément déterminant dans le choix de l’Afpa. »

Soucieux d’être au plus près de ses ressortissants, l’ONACVG a comme spécificité d’être particulièrement déconcentré avec des services présents dans chaque département. Le choix des personnes rentrant dans le dispositif de réinsertion se fait donc au niveau local. « Le maillage territorial de l’Afpa est un véritable atout car cela nous permet d’être au plus près de l’organisation de l’ONACVG. Pour ma part, je suis chargée du pilotage national du projet mais ce sont les référents régionaux et les consultants départementaux qui suivent localement chaque ressortissant envoyé par l’ONACVG » précise Raphaële Leymonie. Une proximité qui s’avère aussi fructueuse quand il est nécessaire de s’adapter non seulement à chaque situation personnelle mais aussi aux spécificités ou contraintes du bassin d’emploi.

Les premières entrées dans le dispositif ont eu lieu en décembre dernier et d’ores et déjà une bonne trentaine de ressortissants de l’ONACVG sont suivis par les consultants de l’Afpa, sachant que plus d’une centaine devraient être accompagnés en 2017 et que les entrées dans le dispositif devraient continuer de monter en puissance. « Pour l’ONACVG le besoin d’insertion est avéré et nous pensons qu’il va aller croissant. En effet, avec les retours de militaires ayant servi en Afghanistan et les victimes des récents attentats, nous devons aider des ressortissants plus jeunes pour lesquels l’insertion professionnelle est primordiale » conclut le général Martial.

2017-04-20T08:56:53+00:00 29 mars 2017|

Laissez votre commentaire