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Réfugiés : le programme Hope monte en puissance

L’Afpa participe avec 7 Opca au programme Hébergement, orientation et parcours vers l’emploi qui vise à former un millier de réfugiés pour faciliter leur insertion en leur permettant d’accéder à l’emploi

Le programme Hope (Hébergement, orientation, parcours vers l’emploi) avait été officielle-ment lancé en mai 2017. Associant les ministères de l’intérieur, du travail, du logement, le FAF.TT (l’Opca du travail intérimaire, ndlr) qui coordonne le dispositif, six autres Opca (Opcalia, Constructys, Afdas, Opcaim, Forco et Agefos PME), Pôle emploi, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et l’Afpa, il vient, quatre mois plus tard, d’entrer dans sa phase opérationnelle.
A partir du mois d’octobre, 600 réfugiés seront accueillis dans des centres Afpa, répartis sur tout le territoire, dans 12 régions. En mars prochain, 400 autres réfugiés devraient à leur tour intégrer le dispositif qui vise à former mille personnes en un an. Objectif : faciliter leur insertion en France en leur permettant d’accéder à l’emploi.
« Ce programme s’appuie sur les expérimentations qui ont été conduites l’hiver dernier en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France en partenariat avec le FAF.TT, l’Etat et Pôle emploi », explique Elise Bord-Levère, directrice innovation sociale de l’Afpa. A l’époque, près de 180 réfugiés avaient ainsi bénéficié d’un parcours de formation de 850 heures comprenant apprentissage du français, formation professionnelle et accompagnement personnalisé. 130 d’entre eux avaient été suivis par des entreprises d’intérim dans le cadre d’un CDPI (Contrat de développement professionnel intérimaire) avec des résultats positifs à la clé. Plus de 50 % des cohortes sont aujourd’hui sur le marché du travail quand un certain nombre de réfugiés ont choisi de poursuivre leur formation.

Les entreprises intéressées
« Cette expérimentation a été regardée de près par d’autres OPCA, met en avant Margaux Brousse, chargée de mission à la direction générale du FAF.TT. Nous n’avons eu aucune difficul-té à convaincre six autres OPCA quand nous avons décidé de répondre à l’appel d’offre du FPSPP (Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels, ndlr) qui souhaitait favoriser l’accès à l’emploi de mille réfugiés. » Dans le BTP avec le démarrage du chantier du Grand-Paris, dans l’industrie où la reprise se précise ou dans la grande distribution, en permanence à la recherche de vendeurs, la possibilité de pourvoir les besoins en main d’œuvre en s’appuyant sur des réfugiés maîtrisant le français professionnel, motivés et formés à leur métier intéresse les entreprises. C’est ce qui a d’ores et déjà incité des groupes comme Vinci, Carrefour, Auchan, PSA ou Adecco à se porter volontaires pour accueillir en contrat de professionnalisation ou en CDPI les réfugiés sélectionnés par l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration). « Ont été privilégiés les candidats plutôt jeunes et particulièrement les migrants isolés qui ont déjà le statut de réfugié et un niveau en français équivalent au niveau A1 suite à la première formation réalisée par l’OFII », constate Elise Bord Levère.
Comme lors de l’expérimentation du début d’année, les stagiaires seront hébergés dans les centres Afpa. Après avoir approfondi leurs connaissances en langue, ils seront accompagnés pour définir un projet professionnel. Compte tenu des OPCA associées au dispositif, les for-mations dans le BTP, la vente ou dans les métiers industriels devraient être privilégiées.
Le but pour chacun de ces réfugiés est d’obtenir a minima un certificat de compétence d’un titre du ministère du Travail. Les frais de formation seront directement pris en charge par les OPCA qui bénéficieront par ailleurs d’une aide du FFSPP pour l’accompagnement personnalisé délivré. Les entreprises, quant à elles, assureront la rémunération des stagiaires.

Responsabilité sociétale
Les défis à relever par le programme Hope sont de taille au vu du nombre de personnes concernées. Les OPCA associés doivent recruter des chargés de mission pour suivre ce projet. « Et si ce programme, qui devait démarrer initialement en juin, a pris un peu de retard, il reste extrêmement fédérateur. Nous sommes tous motivés pour participer à quelque chose de plus grand que nous. L’intégration des réfugiés est plus qu’une opportunité de trouver de nouveaux collaborateurs. Cela fait aussi partie de notre responsabilité sociétale », conclut avec enthousiasme et un peu de fierté Margaux Brousse.

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2017-09-21T17:58:34+00:00 21 septembre 2017|

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