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Les Français plébiscitent la formation professionnelle

77 % des actifs font confiance aujourd’hui à la formation professionnelle pour sécuriser leur parcours dans un environnement professionnel qu’ils perçoivent en profonde mutation. Plus de huit salariés sur dix se disent prêts à changer de métier en cas de menace sur leur emploi et une grande majorité d’entre eux envisagent pour cela de suivre une formation

Alors que le gouvernement a entamé la concertation avec les partenaires sociaux sur une nouvelle réforme de la formation professionnelle, l’Afpa et l’institut Ipsos ont interrogé les Français sur la façon dont ils perçoivent cette formation[1]. Et ce, dans un contexte professionnel qu’une majorité de nos concitoyens juge en pleine mutation : 92 % des actifs interrogés estiment ainsi que le monde professionnel connaît aujourd’hui une transformation sans précédent dans l’histoire. Toutefois, 44 % des sondés ne se prononcent pas quant à savoir si cette mutation constitue une menace ou une opportunité. Face à eux 31 % des personnes interrogées affirment se sentir menacés, principalement les actifs de 55 ans et plus, les demandeurs d’emploi (39 %), et les habitants d’agglomérations de moins de 20 000 habitants. A contrario 26 % des sondés décèlent dans les changements en cours une opportunité, et parmi eux les 25-34 ans, les personnes plus diplômées et les habitants de l’Ile-de-France, les actifs travaillant à leur compte (34 %) et les CSP + (30%).

Prendre en main son destin
Mais qu’ils espèrent ou qu’ils redoutent ces changements, une large majorité des salariés s’accorde à dire que leur entreprise n’est pas bien préparée pour faire face à ces mutations : si 31 % se montrent optimistes sur cette question, 27 % estiment que leur entreprise n’est pas prête, et 31 % ne savent pas répondre à la question.

Interrogés sur leur propre capacité à s’adapter, seuls 28 % des actifs disent se sentir suffisamment armés professionnellement face à ces mutations, tandis que 31 % répondent par la négative, 35 % ne savent pas et 6 % affirment ne pas se sentir concernés.

Loin de baisser les bras, les Français, qu’ils soient optimistes ou pessimistes, affirment vouloir au contraire se prendre en main pour faire face aux changements. Ainsi une grande majorité d’entre eux (80 %) se dit prête, si son emploi est menacé, à changer d’entreprise, 74 % à changer de métier, mais moins d’un français sur deux (45 %) à changer de région.

Sécuriser son parcours
Pour faire face, 82 % des sondés envisagent de suivre une formation pour se préparer à un nouveau métier ou de nouvelles fonctions, la formation professionnelle apparaissant ainsi à leurs yeux comme le meilleur moyen de se préparer aux mutations. C’est elle (pour 77 % des sondés, 79 % des salariés à temps plein et des diplômés de l’enseignement supérieur) qui les aidera, tout au long de leur vie, à sécuriser leur parcours, bien plus que les diplômes obtenus lors de la formation initiale.

Cette formation professionnelle doit gagner en souplesse et en simplicité, estiment les Français alors que le gouvernement planche avec les partenaires sociaux sur une nouvelle réforme attendue au printemps 2018. Ils souhaitent notamment qu’elle puisse prendre en compte toutes les situations professionnelles (chômage, changement de métier, évolution) et leur permette de se former pendant leur temps de travail.

« Cette étude souligne la forte attente des actifs autour de la formation professionnelle et légitime, s’il en était besoin, la nécessité de la réforme actuellement engagée, vers plus de lisibilité et d’accessibilité » souligne Pascale d’Artois, Directrice Générale de l’Afpa, qui note que pour la grande majorité des actifs, la formation professionnelle est la meilleure solution pour sécuriser leur avenir professionnel. « Cette étude confirme également que formation initiale et formation professionnelle continue constituent les deux piliers d’un parcours professionnel accompli », ajoute Pascale d’Artois en soulignant que l’Afpa entend bien s’adapter aux nouveaux besoins exprimés par les actifs mais aussi par l’ensemble de ses partenaires et « axe en priorité son offre de formation sur les métiers qui recrutent en les rendant accessibles à tous, y compris aux personnes les plus éloignées de l’emploi. »

L’étude Afpa-Ipsos est disponible en cliquant ici.

 

[1] Enquête réalisée du 26 octobre au 2 novembre 2017 auprès d’un échantillon de 3003 individus âgés de 18 à 65 ans dont 2307 avaient un statut d’actifs (salariés à plein temps, salariés à temps partiel, travailleurs à leur compte ou personnes ne travaillant pas actuellement mais en recherche d’emploi).

2017-12-05T23:25:03+00:00 4 décembre 2017|

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