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L’Afpa et Altedia en appui des licenciés du groupe Mim

Les deux partenaires ont déployé au printemp 2017 en un temps record sur tout le territoire des Cellules d’Appui à la Sécurisation Professionnelle (Casp). Objectifs : aider 755 salariés menés de licenciement économique à mieux comprendre le dispositif du CSP (contrat de sécurisation professionnelle) auquel ils pouvaient adhérer pour bénéficier d’un accompagnement renforcé.

L’Afpa et le cabinet Altedia (groupe Adecco) sont partenaires, depuis février 2016, dans plusieurs régions, pour l’accompagnement renforcé des personnes licenciées sur motifs économiques, dans le cadre des contrats de sécurisation professionnelle (CSP). Ce dispositif mis en œuvre par Pôle emploi vise à faciliter et  accélérer le retour à l’emploi des bénéficiaires via un plan d’action spécifique (évaluation des compétences et des besoins, mise en place de formations, positionnement sur des offres d’emplois pour favoriser la reprise d’emplois durables).

En mai 2017, le groupement Afpa-Altedia a été retenu « pour accompagner les salariés de l’entreprise Mim (chaîne de vêtements à petits prix, 162 boutiques en France, ndlr) avant les notifications de licenciements économiques » explique Willy Guillaume, directeur de business unit chez Altedia. L’entreprise Mim qui employait alors un millier de salariés et dont le siège social était implanté à Thiais (Val-de-Marne) a été partiellement liquidée au printemps 2017. Les pouvoirs publics ont alors décidé la mise en place de 12 « Cellules d’Appui à la Sécurisation Professionnelle » (Casp), du 28 avril au 9 juin 2017, pour les salariés disséminés dans toutes les régions.

Situation d’urgence
L’Afpa et Altedia ont eu très peu de temps pour déployer ces Casp qui devaient intervenir dans un délai de six semaines avant la notification des licenciements. « C’était la première fois que l’Etat représenté par la DGEFP (Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle, ndlr) déclenchait un tel dispositif prévu pour les « grands licenciements » multi sites » insiste Willy Guillaume chez Altedia. « Nous avons eu moins de vingt jours pour trouver des lieux adéquats et constituer nos équipes, renchérit Patrice Bois, responsable projets, pilote CSP national à l’Afpa. Heureusement nous avons mis à profit notre maillage territorial conjoint pour mettre en place les cellules d’appui en partenariat avec Pôle emploi. »

Objectif : apaiser les tensions sociales en informant collectivement les salariés qui vont être licenciés sur le CSP et l’aide que peut leur apporter la cellule d’appui. « En 48 heures le dispositif était déployé sur l’ensemble de la France pour répondre aux besoins des 755 salariés concernés » indique Willy Guillaume.

Un maillage national
Une soixantaine de consultants Afpa transitions ont été mobilisés dans 93 villes réparties dans 12 régions tandis que des informations collectives étaient d’abord organisées à Thiais au siège de Mim pour présenter la cellule d’appui, l’organisation, les partenaires et les services mis à disposition. « Un numéro vert a été mis en place dès le 4 mai 2017 pour réceptionner les appels, qualifier les besoins des personnes et les orienter vers les consultants, indique par ailleurs Willy Guillaume. Une fois les mises en relations effectuées, les équipes en local ont traité directement les besoins des salariés sous formes de rendez-vous individuels et d’ateliers pour commencer le travail de réflexion sur leur projet professionnel. » À compter du 22 mai 2017, des informations collectives dédiées à la présentation du CSP ont également été organisées avec les équipes de

Pôle emploi, complétées par des conférences téléphoniques et des ateliers pour aider les salariés à remplir leur dossier CSP. « Le principal défi était de garantir une prestation homogène sur l’ensemble du territoire, constate Willy Guillaume, et ce alors que nous ne disposions plus d’un canal de communication direct, l’intranet de l’entreprise ayant été coupé par le liquidateur dès le premier jour de la Casp. Nous avons dû rechercher d’autres moyens de communication comme les  réseaux sociaux, nous avons pris appui sur l’équipe RH de l’entreprise, les représentants du personnel et les directeurs régionaux. »

Au final 82 informations collectives auront été réalisées, 598 entretiens individuels,  33 ateliers collectifs, 311 bilans professionnels et 24 mises en relation avec des entreprises.

Et au 9 juin 2017, 606 personnes avaient adhéré au Contrat de sécurisation professionnelle soit plus de 80 % des salariés, signe de l’efficacité des CASP. Parmi les volontaires, 34 salariés envisageaient un projet de création ou de reprise d’entreprise, 150 déclaraient vouloir  suivre une formation courte, 218 une formation longue, 63 salariés souhaitaient engager une reconversion professionnelle, tandis que 86 salariés envisageaient une recherche d’emploi directe et 12 une démarche de VAE (validation des acquis de l’expérience).

 

 

2017-09-27T15:33:32+00:00 21 septembre 2017|

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