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« La Grande École du Numérique est à la fois un label, un réseau de formation et un financement »

Trois questions à Samia Ghozlane, directrice de la Grande École du Numérique. Ce groupement d’intérêt public créé en 2015 a labellisé à ce jour 419 formations et formé 8 000 personnes, avec l’ambition d’atteindre l’objectif initial de 10 000 apprenants en fin d’année.

Afpa Partenaires – Quelle est l’ambition de la Grande École du Numérique ?
Samia Ghozlane – Elle est double, à la fois économique, pour répondre aux besoins des entreprises en formant aux compétences du numérique qui nous font cruellement défaut, et sociale, pour former des personnes sans emploi, des jeunes décrocheurs avec une attention particulière portée aux femmes et aux personnes issues des quartiers prioritaire de la politique de la ville (QPV). La Grande École du Numérique est à la fois un label, un réseau de formation et un financement. Nous avons à ce jour labellisé 419 formations et formé 8 000 personnes, et nous devrions atteindre l’objectif des 10 000 apprenants à la fin de l’année. L’ambition initiale était de cibler au moins 50 % de Neets (Not in Education, Employment or Training – ni étudiant, ni employé, ni stagiaire, ndlr) et 30 % de femmes. Nous en sommes plutôt aujourd’hui à 40 % de Neets, 20 % de femmes et 18 % d’apprenants issus des QPV.

Que dit le label ?
S.G. – Il reconnaît une démarche de qualité et une approche pédagogique spécifique notamment pour former les Neets en faisant appel à l’apprentissage par les pairs, le reverse mentoring, la formation par projet, l’accompagnement pour l’insertion professionnelle… Il crée une dynamique spécifique avec 60 % des formations labellisées qui sont nouvelles.

Qui finance quoi ?
La Grande École du Numérique peut verser une subvention d’amorçage à un projet dans la limite de 70 000 euros et de 50 % du coût total. Ces fonds proviennent du programme des investissements d’avenir qui nous a dotés de 15 millions d’euros. Auxquels s’ajoutent 5 millions d’euros du ministère de l’éducation nationale depuis avril dernier pour des aides financières subsidiaires pouvant être versées aux apprenants sur le modèle d’une bourse.

2017-07-17T14:48:36+00:00 17 juillet 2017|

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