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L’Afpa accueille des volontaires du Service Civique

L’Afpa va accueillir 150 jeunes volontaires du Service Civique qui se verront confier notamment des missions au bénéfice des réfugiés hébergés dans ses centres. Une action centrée sur la citoyenneté, le vivre-ensemble et l’insertion.

« Nous sommes ravis et fiers d’être partenaire de l’Afpa pour ces missions d’intérêt général. Ce rapprochement était au fond légitime puisque nous avons un ADN en commun sur des sujets comme la mixité sociale » se félicite Ludovic Abiven, directeur général de l’Agence du Service Civique. L’opérateur public placé sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale, a accordé au mois d’août 2017 un agrément de trois ans renouvelable à l’Agence pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) pour qu’elle intègre en son sein des jeunes volontaires.

Renforcer la cohésion nationale
Créé par la loi du 10 mars 2010, le Service Civique est un dispositif législatif qui permet notamment à des organismes publics et des collectivités territoriales d’accueillir des jeunes de 16 à 25 ans (30 ans pour les jeunes en situation de handicap) sur des missions d’intérêt général. Objectifs de la loi : renforcer la cohésion nationale et la mixité sociale en offrant à ces jeunes une expérience de citoyenneté et en les aidant à la construction de leur projet d’avenir.
En 2016, 92 000 jeunes, répartis dans 9 230 organismes agréés sur tout le territoire, ont ainsi réalisé une mission de Service Civique. A l’Afpa ce sont quelques 150 volontaires qui sont attendus pour l’année en cours. « Trois types de mission leur seront proposées en appui des équipes sur une période de huit mois, toujours en lien direct avec les usagers, explique Christophe Lebarbier, directeur du département des conditions de travail et de la diversité de l’Afpa, en charge du projet. Des missions d’animation et de facilitation de la vie des centres ; des missions pour favoriser l’insertion et le retour à l’emploi des publics fragiles ; et enfin des missions de développement de la citoyenneté et du vivre ensemble auprès des migrants et réfugiés ».

Programme Hope
Et c’est précisément sur cette dernière action que les trente premiers volontaires, espérés en octobre prochain, seront affectés. Ils s’inscriront ainsi dans le programme Hope (Hébergement, orientation, parcours vers l’emploi), qui vise à former un millier de réfugiés hébergés dans les centres Afpa pour faciliter leur insertion en leur permettant d’accéder à l’emploi. Au programme : apprentissage de la langue française, découverte des institutions et des valeurs de la société française, formation professionnelle avec une perspective de métier et un contrat de professionnalisation. « L’Afpa et l’Agence de Service Civique partagent les mêmes valeurs de progrès social, d’insertion et d’engagement. J’ai donc trouvé naturel d’associer les volontaires du Service Civique à l’accueil des réfugiés et à leur accompagnement, explique Pascale Gérard, directrice de l’insertion sociale de l’Afpa, à l’initiative du projet. Je pense que cette action peut être bénéfique pour tout le monde, les volontaires comme les réfugiés. Humainement et professionnellement, elle peut créer des vocations et s’avérer très enrichissante de part et d’autre. »

Mûrir un projet d’avenir
Un espoir qui se concrétise dans le fait qu’un tuteur de proximité, préalablement formé à sa fonction et intéressé à la transmission des valeurs citoyennes, accompagnera le jeune dans sa mission, mais aussi dans sa réflexion sur son propre projet d’avenir. « Il s’agit d’un temps de mûrissement personnel avec des points de rendez-vous réguliers, commente Christophe Lebarbier. La philosophie de ce système, c’est grandir humainement en s’ouvrant aux autres. »
De son côté, Ludovic Abiven escompte que ces missions permettront aux volontaires du Service Civique « de se rendre compte de ce que la formation professionnelle apporte concrètement aux personnes les plus éloignées de l’emploi, et qu’elle est un élément important de la cohésion sociale. »
A partir de l’année prochaine, l’organisme de formation attend potentiellement plusieurs centaines de volontaires « sur d’autres programmes que celui des réfugiés, notamment en direction des jeunes en difficulté », complète Pascale Gérard.

2017-09-21T16:19:55+00:00 21 septembre 2017|

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