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Bretagne : un financement territorial innovant

C’est au niveau local, en partant du terrain, qu’on peut le mieux identifier les nouveaux besoins en matière de formation, tester l’émergence de nouveaux métiers et innover. Cette conviction est à l’origine des Actions territoriales expérimentales (ATE) financées par la Région Bretagne auxquelles l’Afpa contribue avec de nombreux parcours de formation.

« A l’origine, les ATE (Actions territoriales et expérimentales) ont été créées pour répondre à des demandes de formation dans les territoires qui ne trouvent pas de réponses dans le panel des dispositifs structurants que proposent les produits classiques de formation, identifiés par la Région, tels que le programme Bretagne Formation (PBF) ou le dispositif régional d’insertion professionnel (Drip) » explique Julie Baucher, responsable du Spaq (Service parcours d’accès à la qualification)en région Bretagne. Le SPAQ a en charge les actions collectives de formation professionnelle continue à destination des demandeurs d’emploi. « Les ATE apportent une réponse sur-mesure pour développer les compétences dans un secteur d’activité – pour une ou plusieurs entreprise – ou encore favoriser l’insertion professionnelle » ajoute Stéphanie Gicquel-Bui, directrice du développement des services publics à l’Afpa Bretagne à Rennes.
En 2014, l’entreprise Le Béon Manufacturing, leader dans la fabrication des points d’ancrage ou des supports de levage pour les plates-formes pétrolières offshore, était par exemple à la recherche d’une douzaine d’usineurs. La Région Bretagne l’a aidé à trouver des candidats et à les former grâce à une ATE, l’Afpa mettant en place un cursus d’un millier d’heures.

« L’avantage des Actions Territoriales et Expérimentales est de permettre le co-financement de projets expérimentaux ou innovants par la Région, les entreprises par l’intermédiaire des OPCA, parfois d’une collectivité locale et Pôle Emploi » souligne Stéphanie Gicquel-Bui. L’Afpa est ainsi intervenue sur une trentaine de parcours de formation au cours de dix-huit derniers mois dans des secteurs aussi variés que la qualification pour les chantiers d’insertion dans le BTP, l’alternance dans les métiers de l’hôtellerie restauration, l’accès à la qualification dans les métiers de services à la personne pour les publics résidant dans les quartiers prioritaires, l’installation et la maintenance des pompes à chaleur, le travail des métaux, des diplômes de technicien supérieur en économie de la construction, d’opérateur composite haute performance, de développeur web, de chargé d’affaires en rénovation énergétique du ou encore de préparateur de voilier de course…

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« 3 questions à… »

Julie Baucher, cheffe du Service parcours d’accès à la qualification de la région Bretagne.

Quel est l’intérêt des ATE ?
Julie Baucher Les acteurs des territoires identifient parfois des besoins en formation spécifique liés à des secteurs d’activités, avec des métiers émergents ou des pédagogies innovantes. Il faut pouvoir être réactif et répondre à ces besoins lorsqu’ils sont avérés.

Quelles sont les autres spécificités des ATE ?
Ces actions de cofinancement se font aussi dans le cadre de la préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC) qui permet de former des demandeurs d’emploi sur des métiers pour lesquels les entreprises ont des difficultés à recruter. A la différence de la Préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI) initiée par l’entreprise, la POEC est mise en œuvre sur décision des partenaires sociaux d’une branche professionnelle. D’autres ATE, notamment dans le champ de l’insertion sont initiées en lien avec le Département, ou une Intercommunalité.

Comment se déroule la mise en place de ces actions ?
C’est l’organisme de formation, qu’il s’agisse de l’Afpa, du Greta ou d’un autre opérateur, en lien avec l’entreprise partenaire, qui fait remonter auprès de la région le besoin de financement d’une formation spécifique. Quand le projet émerge, le délégué territorial de la Région donne un premier avis. Il permet de voir si le projet est maîtrisé et si le partenaires locaux ont été consultés. La Région analyse la demande de subvention et décide ou pas de soutenir l’action proposée. Si le besoin identifié n’est pas dans les orientations de la politique régionale, le projet est refusé. Ainsi le projet ATE ne doit pas recouper une des formations classiques mises en place par la Région. Un comité de suivi évalue les projets régulièrement.

 

2017-09-20T23:28:44+00:00 21 septembre 2017|

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